mardi 29 mai 2012

Livre: « C'était en mai, un samedi » David Lelait-Helo



« C'est seule et silencieuse qu'elle a rompu ses jours. Elle n'a lancé aucun appel, ne laissant que sept mots griffonnés, ''Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable'' ». C'est ainsi que David Lelait-Helo, journaliste, écrivain et biographe présente son nouveau roman « C'était en mai, un samedi » paru aux Editions Anne Carrère. Pour ce nouveau roman entièrement dédié à Dalida, disparue voici 25 ans, David Lelait-Helo a imaginé l'histoire des dernières heures de Dalida. « Elle compose un numéro au hasard... à l'autre bout du fil, une femme... Allô, je m'appelle Yolanda, je vais mourir... Deux heures s'écouleront, le temps que deux femmes se racontent. Madame Tout-le-monde, Sophie, et Iolanda... Dalida pour la France entière. Ce n'est pas la vérité, à moins que... ». Au fil des pages on découvre ou redécouvre la vie de Dalida sous les traits de Iolanda. « Dalida est une créature de papier glacé, une image volatile et pailletée inventée par la femme de chair et de sang qu’était Iolanda » déclare David Lelait-Helo à propos de ce roman. « C'était en mai, un samedi » , un roman intime et poétique où affleure toute la réalité de la vie de Dalida. La rencontre émouvante et troublante de deux femmes que tout sépare, à l'heure, enfin, où se dévoilent leurs secrets.

3 questions à David-Lelait Helo.

Patrick Roulph : « C'était en mai, un samedi » relate les dernières heures de Dalida en imaginant une conversation téléphonique avec une inconnue.
David Lelait-Helo : Je souhaitais que Dalida devienne une héroïne de littérature, car je pense qu'elle en a le profil, la dramaturgie. Et puis je souhaitais enfin donner la parole à la femme, à Iolanda, et non plus à la diva, Dalida, qui a pris tant de lumière au détriment de la femme, de la mère, de l’épouse qu’elle aurait aimé devenir.

Cet échange entre les deux femmes révèle des zones plus ou moins sombres chez chacune d'elles.
L’axe central, c’est le chemin de Iolanda vers la mort, et le chemin de Sophie vers la vie. Elle vient en effet de divorcer, d’embrasser une nouvelle vie. L’une déconstruit ses jours tandis que l’autre les reconstruit. Mais en chemin pourtant elles se trouvent une communauté de pensée, un réel partage, une intimité de femmes. L’une a tout vécu, l’autre a la sensation d’avoir vécu dans l’ombre de son mari et de ses gosses. L’une envie le destin de l’autre et vice versa. Quelle vie est finalement la meilleur ?

Dans ce roman, une femme à l'autre bout du fil, Sophie, Madame Tout-le-monde. Peut-on déceler des points communs entre les deux femmes ?
Elles ont en commun la recherche de l’amour, Iolanda n’a cessé de chercher le vrai, Sophie s’est jeté à corps perdu dans le premier amour perdu sans se poser de question, au final elle a été trahie. L’une a aimé beaucoup d’hommes, l’autre un seul, mais toutes deux ont la sensation douloureuse de s’être trompées. Elles ont en commun une blessure profonde mais elles sont très différentes quant à la manière de la supporter, l’une est légère, l’autre se sent lourde, lasse. Et puis il y a entre elles de l’humour, une tendresse, une proximité tandis qu’elles ne se connaissent pas.

Retrouvez l'auteur sur son blog http://david-lelait-helo.blogspot.fr

Propos recueillis par Patrick Roulph © Mai 2012.


2 commentaires:

  1. Très belle histoire..j'ai pensé que Sophie allait réussir à maintenant le lien avec Iolanda jusqu'à une rencontre à Paris mais Iolanda en avait déjà décidé autrement..

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  2. Et oui Joel, on peut imaginer 1 001 histoires. Comme quoi rien n'est jamais acquit ! Cette fin de l'histoire, inventée par David Lelait-Helo prouve que l'on peut vivre un échange sans pour cela se rencontrer. Un échange de courte durée, qui reste néanmoins le point fort du livre. Merci pour ton commentaire.

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