jeudi 17 mai 2012

Donna Summer - La légende du disco s'est éteinte ce matin, en Floride, des suites d'un cancer.



La légende du disco n’est plus. Donna Summer est décédée ce jeudi matin, en Floride, à l'âge de 63 ans, annonce le site américain TMZ. La famille de la star a confirmé sa mort dans un communiqué: «Tôt ce matin, nous avons perdu Donna Summer, une femme pleine de talents, le plus grand étant sa foi». Elle aurait succombé à un cancer.

Donna Summer est la star des années 70 mais également des années 80. En 1982, elle enregistre un album sous la houlette de Quincy Jones sobrement intitulé « Donna Summer ». De nombreuses personnes compare cet album avec celui de Michael Jackson « Thriller » également produit par Quincy Jones. Certains irons même jusqu'à dire que cet album est un brouillon de « Thriller ». Mais qu'importe. C'est la première fois que Donna Summer enregistre un album avec un réalisateur artistique confirmé. En effet jusqu'à maintenant elle avait fait partie d'une équipe qui avait graduellement monté les échelons du succès et de la renommée avec elle.


Le premier simple « Love Is In Control » est no 10 aux États-Unis et est disponible dans un remix long. La face 2 du 45 tours est l’inédit « Sometimes Like Butterflies », une composition de Summer et de Bruce Roberts qui, bizarrement, sera reprise par Dusty Springfield en 1985 (no 82 anglais). Le simple suivant, la reprise de Jon et Vangelis « State of Independence », passe relativement inaperçu, malgré le concours de nombreuses personnalités aux chœurs, le « All Star Choir », avec entre autres Dionne Warwick, Lionel Richie, Stevie Wonder ou Michael Jackson (le début d'un concept qui aboutira trois ans après à la chorale de USA for Africa). Il sera suivi de « The Woman In Me », no 33 en 1983. Cet album enterre définitivement le disco mais ne le remplace que par variété truffée de tics propres à la production de Q. Jones et de son équipe.

« Love Is In Control » est rallongé pour le 12" avec en face 2 un instrumental tandis que l'album est aussi édité en série limitée « picture disc » en Angleterre.

Les deux albums suivants seront un pas de plus vers le gouffre, bien que cela ne soit pas encore trop visible commercialement (celui de 1983 sera son dernier disque d'or avant longtemps). « She Works Hard For the Money » (1983) donne trois simples : la chanson titre (no 3 aux États-Unis et no 20 en Angleterre), « Unconditional Love » et « Stop, Look and Listen ». Les deux premières chansons connaissent des versions longues. « She Works Hard For the Money » est comme « Bad Girls » no 1 R'n'B et est tout comme « Bad Girls » une chanson féministe qui lui a été inspirée par un événement réel. « She Works Hard For the Money » est un album qui est sorti chez Mercury, maison de disques dépendant de Polygram, le label ayant racheté Casablanca et à qui Summer devait encore un album (le divorce Casablanca/Summer s'était fait selon un procès). Puis, elle rend la politesse à Musical youth qui avait chanté sur « Unconditional Love » en participant à leur album « Different Style » (sur « Incomunicando »). Un 12" anglais est édité avec « Love Has a Mind of Its Own », « She Works Hard For the Money » en version longue et « People People. People People » est édité en 45 tours en Hollande et « He’s a Rebel » en Espagne.

Toujours en 1983 sort « Romeo », un extrait de Flashdance disponible en 45 tours promotionnel à une face en Argentine. Parallèlement « Love to Love You Baby » est réédité en Angleterre.

« Cats Without Claws » (1984) aura lui un succès bien moindre que son prédécesseur : la reprise de « There Goes My Baby » se classera no 21 et « Supernatural Love » et « Eyes » ne devront leur salut qu'à des remixes longs (signés respectivement Jürgen Koppers et Jellybean). « Supernatural Love » est accompagné en face 2 d'une version longue de « I'm Free » et d'un inédit, « Face The Music » (face 2 de « There Goes My Baby » en Europe). Ces deux LP réalisés par Michael Omartian.

Après cette date, la religion prend le pas sur la musique et avec elle le début d'une rumeur qui plombera la suite de sa carrière. Elle aurait fait des remarques désagréables sur le sida et les gays en 1983, à une époque où les gays des États-Unis étaient en pleine négation de l'épidémie ; Summer n'arrêtera pas par la suite de répéter qu'il s'agissait d'une calomnie et elle fera un grand nombre de concerts gratuits en faveur des gays. Mais le mal est fait et ses conséquences seront profondes et durables.

Elle sort en 1985 chez PolyGram une compilation sans grand intérêt, « The Summer collection », contenant des titres de 1977 (I Feel Love), 1978 (Heaven Knows), 1979 (Bad Girls, No More Tears) et 1983 (She Works Hard For the Money).

Retirée dans son ranch californien, elle peint et va à l'église. Après des chœurs sur « The Girl's Back In Town », chanson extraite de l'album « De la noche : The True Story de Paul Jabara » (1986), il faut attendre fin 1987 pour son retour avec « All Systems Go » dont le premier simple est « Dinner With Gershwin » (pourtant la dernière chanson à avoir été ajoutée à l’album), suivi de « All Systems Go ». L'album est peu marquant si l'on excepte Fascination. Dans « Thinking 'bout My Baby », co-réalisé par elle-même, elle va jusqu'à chanter comme Rickie Lee Jones. Un autre 45 tours est « Only The Fool Survives ». Un titre n'est pas inclus sur l'album : « Tearin' Down The Walls », co-écrit par Siedah Garrett et réalisé par Michael Omartian (face 2 du 12" britannique de « Dinner With Gershwin »). Pour la venue du Pape aux États-Unis, elle chante aussi dans « The Planet Is Alive ».

Avec « All Systems Go », se termine la période Geffen de Summer (quatre albums en plus de celui de 1981).

Cet album est suivi en 1989 de « Another place and time », réalisé par Stock, Aitken et Waterman alors au faîte de leur succès. C'est une opération commerciale couronnée de succès mais qui transforme Summer en un simple produit de l'usine à hits des trois Anglais. Les simples qui en sont tirés sont nombreux : « Love's About to Change My Heart « , « When Love Takes Over You », « Breakaway » (1990 ; remixes britanniques de Harding-Curnow sur un simple avec « Love Is In Control », « I Don't Wanna Get Hurté » et « This Time I Know It's For Real »

L'album est paru chez Atlantic aux États-Unis et Summer n'a pas eu un grand rôle visible dans son élaboration -elle n'a co-écrit que trois chansons sur les dix de l'album. Mais contrairement à ce qui s'est passé avec Quincy Jones (le seul autre réalisateur artistique avec un pedigree avec qui elle ait fait un album dans toute sa carrière), elle n'est pas qu'un simple instrument aux mains des trois Anglais. Loin de là ; ces derniers ont en effet une véritable vénération pour l'ex-reine du disco et rien ne s'est fait sans son accord. De plus elle est la seule chanteuse confirmée pour qui ils ont fait un disque, ce qui est important pour leur image à eux. Elle est aussi une des rares à avoir une carrière après eux (ce qui n'est ni le cas d'autres productions SAW comme Rick Astley ou Mel & Kim par exemple).

Source Wiki



7 commentaires:

  1. Dans les années 70, je ne me rappelle pas qu'elle m'ait marqué comme ABBA par exemple mais je sais que ses chansons ont accompagné tous les soirées dance où je suis allé notamment avec son Anthology parue en 1993 (qui mériterait une version remasterisée) . Tout récemment, je l'écoutais avec son DVD live and more...elle avait une voix époustouflante !
    Elle laisse un héritage musical intemporel !

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    1. Donna Summer était présente pour les jeunes adultes et moins les adolescents je pense. Nous entendions ses chansons, mais je pense que son impact était plus important chez les jeunes adultes qui fréquentaient les clubs, notamment aux Etats-Unis. Sa voix est époustouflantes, c'est vrai et son spectacle en DVD à voir ! Merci pour ton message Joel...

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  2. Bravo pour ton article hommage Patrick. Cela m'a permis d'en apprendre un peu plus sur cette artiste que je ne suivais pas avec régularité.

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  3. Merci Bénédicte. L'article résume assez bien son parcours. L'époque disco, une traversée du désert, puis revival en 1989 avec sa collaboration avec Stock, Aitken et Waterman puis re-traversée du désert comme de nombreux artistes. Puis un retour fin 90s. Des hauts et des bas. Mais beaucoup de talent et de nombreux titres à découvrir.

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  4. c'est pas gentil de sous-entendre que Kylie Minogue n'a pas eu de carrière après avoir quitté SAW...
    et Rick Astley, ou les Bananarama, s'ils n'ont pas connu le même succès post PWL que Kylie, ont tout de même publié plusieurs albums avec leur nombre de singles dans les charts, même si pas en France il est vrai...

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  5. Bonjour RV, Je pense que c'est ma phrase "traversée du désert comme de nombreux artistes" précédé de "Stock, Aitken et Waterman" qui a mal été interprété. Ma phrase résume l'idée que de nombreux artistes ayant connu une forte exposition durant les 80s et avec une exposition un peu moins forte par la suite, connaissent une période 'traversée du désert". Une période tout simplement où les artistes sont moins exposés. Ce qui n'empêche pas des sorties de disques, des concerts... Cela n'enlève rien à leur talent... et encore moins à celui de Kylie Minogue qui est pour moi l'une des rares rescapées 80s à s'en être sorti.

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  6. les années glorieuses (1975 - 1990) // 120 Millions de disques // La poule aux œufs d'or du genie GIORGIO MORODER.

    décédée d'un cancer des poumons, étrange pour une non fumeuse... soit disant cancer contracté durant l'attentat de septembre 2011,n en inhalant les poussières

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